
My name is Garcia "fucking" Hotspur,
hunter of demons and slayer of pendejos like you !
C'est sur cette phrase résumant de manière assez globale le jeu
dont il est question que nous allons commencer ce test. Je tiens
d'abord à remercier
The Manor qui, grâce à son test, m'aura incité à acheter
ce jeu qui figure désormais dans mes coups de coeur Ps3. Bon,
j'avoue que je n'en attendais pas grand-chose non plus, mais je me
suis dit que si The Manor en disait du bien, c'était forcément bon.
Alors quand je l'ai vu à Game d'occasion et pour 10€, je n'ai
pas hésité une seconde. Dire que j'ai failli prendre Brink à la
place, j'en ai encore froid dans le dos... Revenons au jeu. Shadows
of the Damned est avant tout un jeu d'auteurs et ça se voit. Trois
grandes pointures du jeu vidéo apportent un peu de leur
personnalité dans une oeuvre commune censée ravir les fans des
productions Grasshoper et Capcom. Je veux bien sûr parler de Shinji
Mikami, Suda51 et Akira Yamaoka. On connaissait ce dernier
grâce à son remarquable travail en tant que compositeur attitré de
la série Silent Hill (exception faite de Downpour), alors

que Mikami et Suda Goichi, s'il
n'appartiennent pas aux mêmes studios de développement, ont
déjà collaboré sur Killer 7. Du coup, ce n'est pas un hasard si
Shadows of the Damned est ce qu'il est. Dans la veine de
Killer 7, sans en atteindre cependant l'excellence, Shadows of
the Damned nous plonge non pas dans un simple jeu vidéo mais dans
un trip. Un vrai trip visuel et sonor qu'il convient de qualifier
de hautement barré mais irrésistiblement attirant. Malgré tout,
Yamaoka nous sert des musiques de haute volée, en adéquation avec
l'univers du jeu, mais infiniment plus classieuses que tout le
reste du jeu. De nos trois compères, c'est selon moi celui qui s'en
sort le mieux. Sur ce, je me rends compte actuellement que je
suis en train de tout raconter dans mon intro et donc que je
pourris mon test avant de l'avoir commencé, je vais dès lors
arrêter de jacasser et en venir aux faits.
Graphismes :Je viens de
commencer le test que déjà ça coince un peu. Je vais faire mon
possible pour rester objectif mais ça va être dur. On commence par
les points négatifs ? Ok, bon alors tenez-vous bien et
asseyez-vous, y en a pour un moment. Si un jeu lambda, mettons un
Call of Duty, sortait avec de telles bourdes graphiques, on le
brûlerait sur la place publique. L'aliasing est absolument affreux.
Certes, j'ai vu pire sur Ps3, par exemple WET, mais tout de même, y
a des moments où ça ressemble vraiment à rien. Autre souci, le
moteur graphique. L'Unreal Engine est un moteur que j'apprécie
énormément et qui s'est illustré dans des jeux tels que Batman
Arkham Asylum ou Bioshock. Le rendu à l'écran est superbe, pas
forcément réaliste, mais permettant de détailler les décors et
les personnages et de les rendre vivants. Ce moteur a
quand même un souci récurrent qui se situe

dans l'affichage des textures. Parfois,
certaines textures subissent de vieux ralentissements d'affichages
tout pas beaux, nous donnant l'occasion d'admirer pendant quelques
secondes de beaux décors pas finis et bien dégeulasses. Bon,
la plupart du temps, ça ne pose pas trop de problèmes puisque ça
n'arrive pas trop souvent et que le ralentissement ne dure pas
longtemps. Sauf dans Shadows of the Damned où ça rame sévère !
Bordel, des fois j'entre dans un couloir, il faut que j'attende
plus de dix secondes pour que tout s'affiche bien ! Parfois, y a
aussi des portes qui disparaissent et qui réapparaissent
subitement, ou d'autres joyeusetés du même style. La misère
continue avec le clipping ! Certains éléments de décor
n'apparaissent que si on est proche d'eux, ce qui rappelle
vaguement une certaine Ps1. Continuons notre périple à travers le
travail de sagouin des programmeurs en citant l'obscurité. C'est
bien de vouloir mettre de l'obscurité, pour l'ambiance et tout le
tutti, mais faut pas en abuser

quoi. Parce que du coup, ça se voit.
Ouais, ça ce voit que c'est surtout un beau cache-misère pour qu'on
lorgne pas trop sur les textures immondes et les bugs d'affichage.
Bon aller, c'est presque terminé, j'ai noté que deux autres défauts
d'ordre graphique. Parfois quand l'action se fait intense, y a
quelques chutes de frame rate, mais c'est pas trop méchant. Par
contre, ce qui est moins tolérable, ce sont les animations, que ce
soit pour Garcia ou pour les ennemis. Non seulement elles sont
moches (regardez le bras de Garcia quand il fait un demi-tour en
visant), mais en plus elles sont buguées et bien souvent assez
saccadées, ce qui rend les gestes peu naturels et donne un air de
"grossièrement fini" à l'ensemble. Pouh, passons aux choses plus
sympatiques parce que là j'en ai marre de démolir ce très bon jeu.
Si techniquement Shadows of the Damned est à la ramasse, on ne peut
qu'être séduit par sa manière de représenter les Enfers. Chaque
jeu a sa propre représentation des Enfers. Par exemple j'aime
beaucoup ceux de Dante's Inferno, qui ont un côté oppressant. Ceux
de God of War 3 sont bien trop grecs et propres, je ne les aime pas
beaucoup. Par contre, dans

Shadows of the Damned, les Enfers sont
une sorte de grand nawak gouverné par un cinglé vicelard. Les
décors sont une copie de notre monde en plus...bizarre. Dès nos
premiers pas dans les Enfers, on ressent que quelque chose de
malsain plane dans l'air. Les rues pavées et les maisons dans un
style occidental ancien donnent du cachet surtout au début et dans
le village dans l'acte 4. Après, on a aussi droit aux trucs plus
délirants comme dans le chapitre "Perspectives variables" avec des
pièces de Tetris géantes qu'il faut bouger pour s'ouvrir un chemin
ou évidemment les phases shoot'em up en 2D dans un style
"papier-pliage-collage" très réussi. Vous m'excuserez, j'ai
un peu de mal à structurer mon propos, il y a beaucoup de
choses à dire sur ce jeu. On peut dire en gros que ce jeu dégage
clairement quelque chose. Il a une aura que l'on ressent dès le
départ. Une sorte de marque de fabrique, à base d'hispanismes, de
sexe et de testostérone. Un mix décomplexé de tout ce que
notre inconscient dépravé attend d'un jeu vidéo. C'est pourquoi le
travail effectué sur l'esthétique du jeu a été considérable. Le
tout dans la plus grande cohésion. Car c'est en cela la grande
force des graphismes de

Shadows of the Damned, arriver à
structurer le n'importe quoi. Tous les décors ne se ressemblent pas
et pourtant, on ne se sent pas dépaysé d'un acte à un autre,
un fil conducteur et une architecture type sont toujours là pour
nous rappeler que nous sommes dans les Enfers de Shadows of the
Damned et pas autre part. De toutes façons, on n'en sortirait pour
rien au monde tant l'univers du jeu a de la personnalité. Le
style abrupte donne du cachet à l'ensemble, faisant en sorte
d'attirer l'attention du gamer éclairé tout en évitant l'agression
visuelle. Même le character design est travaillé à la limite de la
maniaquerie. C'est là qu'on peut faire le rapprochement avec
Dante's Inferno : les boss sont hideux mais ont un quelque chose
qui les rend impressionnants, presque effrayants, malgré le gros
point rouge symbolisant leur point faible qui gâche un peu le
travail des designers, notamment pour le grand oiseau (désolé, son
nom m'échappe à chaque fois). Néanmoins, les points faibles
s'intègrent un peu mieux pour le géant et le mec à l'harmonica
(encore désolé pour les noms, ça veut pas rentrer). Evidemment, la
palme du character design revient bien sûr à Garcia et à Johnson,
son indispensable acolyte. On se souvient du style cool et classe

de Leon dans Resident Evil 4. Garcia est
un peu pareil, sauf que lui il se lâche ! Le mec est torse nu sous
sa veste (à la Dante dans DMC3), porte des shoes de biker, un
pantalon en cuir, a une coupe de cheveux de beau gosse et une
cicatrice à la Krauser pour bien rappeler à ceux qui dormaient au
fond que ce mec c'est un dur, un vrai, un tatoué (au premier sens
du terme) ! Comme hunter of demons on fait pas plus persuasif ! De
son côté Johnson est plus sobre puisque ce n'est qu'un crâne en
lévitation qui peut prendre la forme de ce qu'il veut. Sous sa
forme normale, on ne voit qu'un crâne remplit de piercing, mais
quand il prend la forme d'un shotgun, il est tout de suite hyper
stylé, d'autant plus que sa tête s'intègre à l'objet. Peu d'armes,
mais toutes très classes. Terminons sur deux personnages très
intéressants également, à commencer par la très sexy Paula,
toujours en petite tenue avec dentelle et porte-jaretelle à en
faire craquer les coutures d'un fut' ! On ne s'en rend pas compte
la première fois, mais cette nana a vraiment un charme fou, très
belle, un peu chaude, mais

également assez distante, romantique et
un poil mystérieuse. Ces traits de caractère se lisent dans ses
yeux, ce qui la rend particulièrement intéressante. En fait,
elle est la femme parfaite, et on comprend pourquoi le patron des
Enfers la veut à tout prix ! Fleming, tel est son nom, a un
design qui peut rebuter de prime abord car il n'a rien de classe.
Au contraire, il est parfaitement répugnant. Sa tête est formée de
3 crânes superposés et son long manteau dissimule on ne sait pas
trop quoi, même si on s'en doute bien quand on le voit prendre
son pied quand il met Paula à l'intérieur. Des personnages hauts en
couleurs donc ! Putain, j'en ai dit sur les graphismes, passons à
la suite !
Jouabilité : Bon,
posons les bases directement... POURQUOI ?! J'imagine que le
gameplay a été en grande partie géré par Mikami, puisque c'est ce
qui compte le plus pour lui. Son travail sur Resident Evil a
toujours été remarquable, Vanquish est un modèle de
jouabilité. Alors comment il a pu rater le gameplay de Shadows of
the Damned, bordel ? Ce n'est pas une catastrophe, qu'on se le
dise, mais on se trouve quand même face à une déception si on
compare le gameplay de Shadows of the Damned à celui de productions
antérieures de Mikami. Le jeu est parfaitement jouable, souple,
plus que Dead Space pour ceux qui aiment les comparaisons. Mais
alors où est-ce que ça coince ? On peut résumer tous les
problèmes liés à la jouabilité en deux points principaux : manque
de challenge et imprécision. Beaucoup ont dit qu'on
retrouvait énormément du gameplay de Resident Evil 4 dans ce
jeu. Je ne suis absolument pas d'accord ! Ou alors on peut
qualifier n'importe quel

TPS de Re4-like. Non, Re4 avait une
maniabilité parfaite, alors que Shadows of the Damned peine à
trouver un équilibre. Le principal grief qu'on peut lui envoyer est
cette putain de roulade. Un TPS sans roulade, on en trouve de moins
en moins, ça permet de dynamiser le jeu et de lui faire gagner
en souplesse tout en jouant sur les réflexes et l'anticipation des
joueurs. Ce n'est pas le cas pour Shadows of the Damned où
l'esquive est purement et simplement cheatée ! Dès que l'animation
de la roulade est lancée, vous êtes invincible, ce qui est déjà
problématique. Mais quand on sait qu'on peut esquiver à la chaîne
rapidement, que cette esquive a une longue portée et qu'elle
blesse les ennemis quand vous les touchez, alors vous voyez
l'ampleur du problème. Avec cette roulade, vous êtes
quasi-invincibles, ce qui rend les passages compliqués aussi
faciles que n'importe quelle partie du jeu. En fait, la seule chose
qui risque de vous tuer, c'est l'ennui. En effet, certains jeux,
comme Vanquish, semblent redondants mais gardent finalement le
joueur captivé grâce à un intérêt sans cesse renouvelé par un
challenge croissant. Dans Shadows of the Damned, à aucun moment
vous ne pesterez contre une série de game over injustes, à base de
one shot et d'ennemis difficiles. Même les boss, aussi
impressionnants soient-ils de

prime abord, sont simples comme bonjour
et ce quelle que soit la difficulté choisie, du moment
que vous ne soyez pas daltonien pour repérer leur gigantesque point
faible rouge pétant. L'intelligence artificielle des ennemis n'aide
pas non plus car non seulement ils sont plus débiles que les
majinis de Resident Evil 5, mais en plus l'IA part parfois en
sucette et on peut admirer le spectacle affligeant d'un démon
courant contre le mur en hurlant. C'est d'un beau. Bref, je n'ai
pas encore terminé avec les critiques. Un autre souci, c'est la
fausse souplesse car mise à part la super-roulade, les déplacements
et l'action sont saccadés et assez "balais dans le cul", ce qui
contraste fortement avec les ennemis qui eux font des sauts
gigantesques pour nous griffer avec leurs ongles de pieds tout
sales ! De plus, la visée est imprécise ce qui rend les headshots
difficiles à placer contre des ennemis qui ont la bougeotte. Donc
vous ferez sûrement comme moi, vous ne gaspillerez pas une seule
balle de

votre Hot Boner et vous vous contenterez
des Tirs de Lumière pour paralyser les ennemis puis de vous en
approcher afin de leur asséner un finish move à l'aide d'un QTE. Un
truc assez efficace dans l'ensemble, mais qui relève du hasard car
je vous rappelle que Shadows of the Damned est un jeu buggé, donc
il arrive que les QTE ne s'activent pas, disparaissent avant qu'on
ait pu effectuer l'action ou encore foirent lamentablement (l'effet
Ghost of Sparta), nous laissant en proie aux ennemis pendant une
seconde. C'est chiant, mais ça ne rend pas le jeu plus
difficile. Il faut dire qu'on comprend vite comment aborder ce
jeu, les ficelles sont vite usées jusqu'à la moelle. En fait, ces
ficelles, ce sont deux bonnes idées qui seront le pilier
central du gameplay : les ténèbres et les têtes de moutons.
Certaines zones baignent dans les ténèbres (ou alors des
ennemis les font apparaître), Garcia peut passer dedans, mais
il a peu de temps avant que sa vie tombe à zéro. Deux solutions
s'offrent à lui : soit en sortir...par la sortie, soit trouver une
tête de mouton accrochée au mur. Un tir de lumière suffit pour
activer la tête de mouton, faisant disparaître les ténères
alentours. Une très bonne idée,

malheureusement bien trop utilisée, ce
qui contribue largement à la linéarité du jeu. Il est à noter que
parfois, on peut dissiper temporairement les ténèbres à l'aide
de feux d'artifices, ça varie un peu et c'est tant
mieux. Heureusement, le jeu s'arrange pour vraiment varier les
plaisirs de temps à autres et nous propose de petits mini-jeux
s'intégrant au scénario. En réalité, on peut en rencontrer deux
types. Tout d'abord les phases en 2D. Durant ces passages, on
contrôle Garcia qui doit avancer au rythme d'un scrolling
automatique et dégommer les ennemis dans un style shoot'em up. Si
esthétiquement ces passages sont très réussis, on ne peut pas en
dire de même de la maniabilité bien trop lourde et imprécise,
plongeant le joueur dans une série de game over, surtout si son but
est de ramasser toutes les gemmes blanches. L'autre mini-jeu est
celui du Big Boner. On doit tirer sur des monstres nous fonçant
dessus sous peine de se faire défoncer en un coup. Les monstres
arrivent par différents couloirs et on doit faire tourner Garcia de
gauche à droite pour dégommer tout ce qui bouge.

Les scripts sont toujours les mêmes ce
qui rend l'expérience assez old-school : il faut apprendre plus ou
moins par coeur les scripts et agir en conséquence. Ce mini-jeu est
selon moi le plus intéressant du fait qu'il n'y ait pas grand-chose
à lui reprocher. D'autres mini-jeux moins marquants sont également
présents, comme l'ascention de la tour sur un lustre, le pachinko,
le bowling, etc... Bref, le gameplay n'est pas parfait, mais il
propose quelques amuses-gueules en guise de consolation et de
bonnes idées, hélas trop peu nombreuses.
Durée de vie :
Décidément, rien ne va ! Comme tous les jeux Grasshoper, c'est
court et c'est encore plus vrai de nos jours. Mais bon, un jeu
court, s'il est intense, satisfait quand même. Shadows of the
Damned est assez mou, donc déjà c'est raté. Ensuite regardons ce
que nous réserve le jeu une fois terminé. RIEN. Oui, vous avez bien
lu, aucun bonus. Rien à débloquer, sauf un niveau de difficulté
extrême qui, croyez-moi, n'est pas bien compliqué. Pire, le jeu ne
propose aucun new game+. Sans rire, ça frise l'admiration, ils ont
vraiment fait le maximum pour casser toute rejouabilité.
Vraiment navrant. Heureusement, on a droit à quelques trophées que
l'on débloque bien trop vite puisqu'ils sont d'une facilité
déconcertante (Dieu qu'il est dur de boire trois tequilas d'affilé
!). Donc pour la durée de vie, les messieurs de chez
Grasshoper restent inexcusables. Si le jeu ne vous a pas
vraiment plu, il est presque sûr qu'il finira au placard. Même
Killer 7 avait un meilleur replay grâce à la possibilité de choisir
les missions.
Bande son : Je disais
dans l'introduction de mon test que Shadows of the Damned était un
trip sonor, et c'est réellement le cas. J'ai adoré toutes les
musiques de ce jeu sans exception, la bande son est exceptionnelle,
Akira Yamaoka a fait un travail remarquable. Il était grand temps
qu'il quitte Konami pour pouvoir enfin libérer son talent autrement
que dans un Silent Hill ! Yamaoka oblige, certaines musiques sont
sur un ton rock, ce qui est en adéquation avec l'aspect très
"rock'n roll" du jeu. Cependant j'étais assez étonné de remarquer
que le rock se fait assez discret, laissant la place à des mélodies
simples, basées sur la combinaison de

nombreux instruments à percussion,
ainsi que de dicrètes notes de piano en fond. Le côté
bourrin du jeu est souvent désamorcé par des musiques somme toute
très posées, subtiles, mettant l'accent sur l'ambiance. Un style
certainement tiré de son expérience sur la licence Silent Hill. Au
final, si on peut être assez mitigé vis-à-vis des différents
aspects de Shadows of the Damned, la bande-son est d'emblée exclue
de ce constat, elle frise la perfection et met la barre très haut
en ce qui concerne l'originalité. Pour finir, les doublages sont
excellents, sans faute de goût, surtout pour Garcia et son accent
mexicain fort sympatique.
Scénario : Là encore, je
suis assez étonné. Le scénario parait très classique : un type va
chercher sa nana enlevée par un méchant gars. C'est à peu près
aussi original que Super Mario Bros. Néanmoins, l'histoire insiste
sur l'amour de Garcia envers Paula et de ce côté, on peut dire
que le scénario est assez réussi. En effet, plus l'histoire
avance, plus on s'attache à Garcia présenté comme un être humain
avant tout, un mec infiniment amoureux de sa belle qu'il veut
sauver à tout prix. De plus, il est important d'écouter les
dialogues entre Garcia et Johnson, même ceux se déroulant durant
les phases de gameplay. Certains sont d'une importance

capitale pour tout comprendre, mais ils
sont placés de telle manière à nous apprendre des informations
graduellement et régulièrement. Le joueur perspicace pourra donc
saisir la subtilité du scénario avant la cinématique de fin et tout
lui paraîtra plus clair. Par contre, méfiez vous des sous-titres à
côté de la plaque et dénaturant les dialogues, ils censurent la
plupart des répliques un peu hard ou trop explicites, donc il est
conseillé de maîtriser un minimum l'anglais pour apprécier les
dialogues. Mais bon, ne sous-estimez pas le scénario de Shadows of
the Damned qui réserve quelques moments d'émotion et un certain
sens du suspense, clairement inférieurs à Killer 7, mais pourtant
supérieurs à la plupart des shooters d'aujourd'hui.
En
gros : Un test bien long certes, mais c'était
nécessaire. On peut comprendre l'incompréhension de beaucoup de
joueurs vis-à-vis de ce jeu atypique, mais le gamer éclairé, le
passionné à la recherche de productions originales aux allures
d'oeuvre d'art accueilera ce jeu à b

ras ouverts. Encore une
fois, je crois que Grasshoper a perdu la recette miracle qui a
donné tout son charme à Killer 7, mais la patte artistique, le
grain de folie (de génie ?) propre à ce studio de développement est
bien présente, la japan touch fait toujours son effet. On peut
toutefois lui reprocher son manque de challenge qui est contraire
aux habitudes japonaises, même s'il est vrai que les jeux
Grasshoper n'ont jamais été très difficiles (Lollipop Chainsaw ne
déroge pas à la règle). Il est dommage qu'un tel jeu ait eu de
mauvaises ventes (et c'est peu dire), mais c'était prévisible,
seule une certaine catégorie de joueur peut passer outre ses
nombreux soucis techniques et de gameplay pour apprécier l'aspect
artistique déjanté et lubrique de ce jeu.